Le choix d’un terrain, première étape d’un projet de construction, peut rapidement devenir un véritable casse-tête. Comment s’y prendre ? Que vérifier ? Quels surcoûts envisager ?

Nous avons choisi de vous restituer ici certains conseils qui ont particulièrement retenu notre attention, car parfois inattendus. L’acquisition d’un terrain nécessite du temps et de la réflexion. C’est une étape-clé dans un projet de construction de maison. Nous espérons donc que ces quelques conseils sauront guider les futurs acquéreurs vers le terrain qui sera le plus possible en adéquation avec leur projet.

1 – Penser à la revente
Avant de se lancer dans la recherche d’un terrain, on conseille de bien garder en tête l’idée selon laquelle on achète toujours dans l’optique de revendre un jour… Ainsi, un coup de coeur peut se révéler dramatique si l’on n’arrive pas, plus tard, à s’en séparer. Il faut donc prendre garde aux petits inconvénients du terrain que l’on est prêt, aujourd’hui, à accepter, mais que l’on aura du mal à justifier au moment de la revente.

2 – Retourner voir le terrain plusieurs fois
On vous conseille également d’aller voir plusieurs fois un terrain qui semble intéressant : à différentes heures de la journée, différents jours de la semaine, y compris le week-end (les bruits de voisinage et l’environnement diffèrent en effet selon le jour et l’heure), et ce même dans les pires conditions climatiques.
S’il plaît toujours même par temps pluvieux, nul doute, c’est le bon !

3 – Vérifier l’ensemble des aspects financiers du projet
Nous vous conseillons de prendre en compte l’ensemble des aspects financiers qui découleront de la localisation du terrain : montant de la taxe d’habitation et de la taxe foncière bien sûr, mais aussi de la taxe d’aménagement, prix et qualité de l’eau etc.

4 – Vérifier la qualité de la connexion Internet
Je vous invite personellement, à vous renseigner à propos de la qualité de la connexion Internet. En effet, une bonne connexion Internet (voire un dégroupage) peut permettre de faire de réelles économies sur le téléphone, sur la pose d’une antenne râteau pour la télévision etc.

5 – Opter pour la meilleure orientation
Quand on fait construire une maison, autant bien faire les choses dès le départ et donc, suivre quelques logiques de bioclimatisme. Ainsi, il est conseillé de choisir un terrain offrant une vue dégagée de tout bâtiment haut au sud, afin de pouvoir bénéficier de la chaleur douce du soleil en hiver. De même, il faut se méfier des terrains en bordure de forêt ou bordés d’immeubles, pouvant cacher le terrain du soleil à certaines heures. De façon générale, notre conseil est d’opter pour un terrain dont l’entrée se situe plutôt côté nord, permettant ainsi
un accès à la maison sans manger du terrain au sud (terrasse, piscine).

6 – Décortiquer le plan local d’urbanisme (PLU)
Suivant l’emplacement du terrain dans la commune, une future maison devra répondre à certaines règles strictes de construction. Distance par rapport aux limites du terrain, hauteur maximale, occupation maximale des sols (COS), etc. Nous vous conseillons donc de vous rendre en mairie pour consulter le PLU (plan local d’urbanisme) ou le POS (plan d’occupation des sols), afin de savoir précisément ce qu’il sera possible, ou non, de construire. Consulter le PLU peut aussi se révéler capital lorsque l’on achète un terrain entouré d’autres terrains vierges, qui plus est constructibles. Nous vous recommandons de vérifier sur le PLU qu’il est bien impossible d’y construire des immeubles ou autres bâtiments hauts, afin de ne pas se retrouver collé à une barre HLM ou une usine dans quelques années.
Vous pouvez aussi prendre également en compte les futures possibilités de stationnement. Assez techniques, les Plans d’Occupation des Sols et les Plans Locaux d’Urbanisme sont donc riches d’informations. On y trouve notamment le COS (Coefficient d’Occupation des Sols), à partir duquel il est possible de calculer la surface hors oeuvre nette (SHON) maximale constructible sur la parcelle. Inutile d’être un matheux pour connaître la SHON maximale possible, il suffit de multiplier la taille du terrain par le COS.
Enfin, il est également important de vérifier que la parcelle n’est pas référencée sur un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur. Ceci signifierait que le terrain est dans un secteur protégé et donc soumis à des règles d’urbanisme strictes, comme la validation du projet de construction par un Architecte des Bâtiments de France.